Dimanche 2 août 7 02 /08 /Août 17:53




La place des personnes âgées dans la société actuelle s’est modifiée au fil du temps et avec l’évolution des mentalités.

Le statut social des ancêtres est fragilisé et les cicatrices de la vieillesse menacent de  transformer la personne âgée en un être « jetable ».

Lui-même se sent dépassé, il pense qu’il a eu son époque et que maintenant il ne sert plus à rien.


Les capacités d’adaptation de l’être humain en vieillissant, diminuent, devenant de plus en plus sensible à son milieu ambiant, qui devient un obstacle à sa vie.

Le bien être psychologique de ce groupe âgé, est très associé à sa satisfaction en relation à son milieu résidentiel.


Avec le temps les personnes âgées s’accrochent d’une manière très spéciale à leur maison, créant un système d’espace, où se forme le concept de famille et qui a souffert de grandes altérations.


Autrefois la famille était étendue, plusieurs générations conviaient sous le même toit,  grands parents, enfants et petits enfants.

La personne âgée n’était pas complètement écartée du travail, elle demeurait utile et active.

 

LA PERSONNE AGEE ET LA FAMILLE


Pendant longtemps, les familles se sont occupées de leurs anciens, sans aides de la part des services publics.


Bien que la vieillesse soit un processus physiologique et non une maladie, le besoin d’aide et d’assistance commence à être une constante au fur et à mesure des pertes d’acuité, d’audition, de souplesse, d’équilibre etc...


La famille est la première à qui s’adressent les personnes âgées puisque elle a un rôle essentiel comme soutien.


En tant que principal groupe social, la famille apparaît comme le meilleur refuge et support, étant normalement le lieu privilégié de solidarité, d’accueil, et d’échange affectif et matériel.


Avec l’évolution des sociétés la famille a changé et ses habitudes quotidiennes ne laissent plus grande place à l’ancien  dans son sein.


La famille n’a plus de temps à leur accorder, leurs proches n’ont pas de disponibilité ni de place pour les accueillir, ni même pour leur rendre visite, pourtant les anciens vont même jusqu’à les déculpabiliser, en justifiant que ce n’est pas par manque d’envie ou d’affection mais à cause de  leur activité professionnelle très prenante...


Nous sommes dans une société exigeante, intolérante et égoïste où l’on considère qu’une personne reste jeune tant qu’elle est capable d’acquérir de nouvelles habitudes et de tolérer les contradictions…


Nos anciens fournissent des efforts surhumains pour se maintenir à la page et faire toujours partie intégrante de cette société dite moderne, nouvelle et fondée sur les droits de l’homme et le respect de l’être humain.


Alors pourquoi ai-je le sentiment que trop de « vieux » sont malheureux, isolés et abandonnés ?


On oublie bien souvent que si nous en sommes là, si nous avons les connaissances et les bases à notre épanouissement,  si nous avons pu accéder à des situations confortables, c’est aussi par leur éducation, leurs sacrifices, leur amour et tout ce que comporte la transmission de valeurs depuis des générations.

 

Nous sommes le miroir de TOUT ce qu’ils nous ont légué.

 

Par Ashaninka - Publié dans : Philosophie, Sociologie
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